Vague de prière pour le jeudi 2 octobre 2025

La semaine dernière, des élèves de huit écoles chrétiennes se sont réunis pour un culte œcuménique à la cathédrale melkite de l'Annonciation de la Vierge dans la Vieille Ville de Jérusalem. La cérémonie avait été organisée par Sabeel, le Conseil œcuménique des Églises et le Centre d'éducation des écoles chrétiennes, et a rassemblé environ 400 participants. Des officiants des Églises melkite, syriaque, arménienne, grecque orthodoxe, franciscaine, luthérienne et catholique latine ont présidé le culte ensemble, en présence de l'évêque William Shomali du Patriarcat latin qui a également participé à la célébration. Après une homélie axée sur la paix et la justice à Gaza, les élèves ont prié pour toute la région et pour le monde entier.

Dieu d'espérance, nous te rendons grâce de nous avoir permis de nous rassembler tous en une seule communauté. Par ce service œcuménique, rappelle-nous que même « à plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ, étant tous membres les uns des autres, chacun pour sa part » (Romains 12.5). Puissions-nous continuer à être ainsi unis par l'amour et nourris par ton Esprit, afin d’être au service les uns des autres et de faire rayonner ta lumière dans ce monde. Au commencement de cette nouvelle année scolaire, nous te remettons tous les élèves, et tout particulièrement ceux de Gaza. Aide-nous à nous engager pour un monde où tous les enfants pourront vivre en sécurité et seront libres de pouvoir apprendre. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

La semaine dernière, Maher Nicola Canawati, le maire nouvellement élu de Bethléem, a rencont le pape Léon XIV au Vatican. À cette occasion, il a invité le pape à venir à Gaza et à en apprendre davantage sur les soucis de la communauté chrétienne de Terre Sainte. Au cours de l’entretien, le maire a souligné la baisse du nombre de chrétiens palestiniens en Terre Sainte, et aussi la pénurie d'eau imposée par les autorités israéliennes, les restrictions de circulation dues à plus de 134 barrières et points de contrôle autour de Jérusalem, et l'effondrement économique de Bethléem suite à l'occupation et à la guerre actuellement en cours.

Dieu d'amour, nous pleurons la souffrance de nos bien-aimés qui, non seulement à Gaza mais dans toute la Palestine, sont victimes de multiples formes d'oppression. En ces temps difficiles, nous prions pour que davantage de voix prophétiques se lèvent à l’intérieur et à l’extérieur de l'Église pour « rechercher la justice, protéger les opprimés et défendre la cause de l'orphelin et de la veuve » (Esaïe 1.17). Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

La semaine dernière, l'avocat de l’association des Médecins pour les droits de l'homme – section Israël a rendu visite à Houssam Abou Safiya à la prison d'Ofer et a signalé qu'il était victime de violences et privé de traitement contre la gale, et qu'il avait perdu 25 kilos en raison d’une insuffisance de nourriture. Abou Safiya avait été le directeur de l'hôpital Kamal Adwan de Gaza, et a été enlevé et détenu suite à un raid mené par les troupes israéliennes en décembre 2024 contre son hôpital. Depuis mars, Abou Safiya n'a fait l'objet d'aucune procédure judiciaire, ni reçu aucune information sur les raisons de sa détention. Outre le Dr Abou Safiya, plus de 100 professionnels de santé sont actuellement illégalement détenus par Israël dans des camps de prisonniers.

Dieu tout-puissant, nous nous souvenons que « quand les justes crient au secours, l’Éternel entend leurs cris et les délivre de toutes leurs détresses » (Psaume 34.17). Où est ton message de liberté, Seigneur, au milieu des souffrances de ceux qui sont aujourd’hui injustement détenus et torturés ? Aide-nous à témoigner de leurs cris et à croire que tu connais leurs souffrances et leurs peurs. Apporte ton réconfort et la libération au Dr Houssam Abou Safiya ainsi qu’aux milliers de personnes détenues sans inculpation ni jugement. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Vague de prière pour le jeudi 25 septembre 2025

La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le Territoire palestinien occupé a officiellement confirmé qu’Israël commettait un génocide à Gaza. La Commission a constaté qu’Israël commettait quatre des cinq actes constitutifs d’un génocide tel qu’il est défini par le droit international. Cette constatation est importante car elle stipule que tous les États doivent désormais utiliser tous les moyens possibles pour prévenir et punir ce crime de génocide. Alors que c’est la première fois qu’un organisme de l’ONU est arrivé à une telle conclusion, des organisations de défense des droits humains et des experts en génocide affirment depuis des mois qu’Israël est en train de commettre un génocide à Gaza.

Dieu saint, nous ne pouvons mesurer l’ampleur de tout ce qui a été perdu à cause de ce génocide. Nous sommes accablés par ces actes odieux de violence qui profanent la sainteté de ta création, et il est difficile de venir à toi quand une obscurité d’une telle ampleur engloutit nos vies. Mais nous n’avons pas d’autre choix que de venir à toi, car tu es notre seul refuge et notre unique force. Esprit Saint, aide-nous à trouver une espérance là où il n’y a plus d’espérance, et la lumière là où il n’y a plus de lumière. Nous prions pour que le monde se réveille et mette fin à ce génocide, et que justice et responsabilité adviennent bientôt pour tous les peuples. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Au cours de ces derniers mois, les attaques contre la culture palestinienne et la société civile palestinienne se sont poursuivies à Jérusalem et s’y sont même intensifiées. Le café Gateway dans la Vieille ville a été contraint de retirer des livres sur la culture et l’histoire palestiniennes après avoir subi toutes sortes d’intimidations et de harcèlement de la part des autorités israéliennes.

Dieu saint, nous sommes accablés par tous ces actes qui cherchent à éliminer toute liberté d’expression et de parole, et nous te demandons d’accorder la sécurité aux communautés vulnérables, et la paix à Jérusalem. Aide-nous à agir en disant la vérité à ceux qui détiennent le pouvoir et en préservant les voix et les récits des communautés aujourd’hui menacées en Terre Sainte. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

La Journée internationale de la Paix, également connue sous le nom de Journée mondiale de la Paix, est célébrée chaque année le 21 septembre. De nombreux groupes ont organisé des actions à l’occasion de cette Journée mondiale de la Paix pour appeler à la fin du génocide à Gaza, et à la justice et à la paix en Palestine et en Israël.

Dieu de Justice, la paix semble si lointaine, et les ténèbres nous étouffent. Mais même si l’espérance s’amenuise, nous tenons ferme à ton appel à résister aux tentations du mal et de la domination. Pardonne-nous notre complicité avec des systèmes d’oppression qui font obstacle à la paix que tu veux pour nous. Esprit Saint, donne-nous la force et le courage de mettre en pratique la vérité et l’équité et l’égalité envers tous. Nous prions pour la fin de toute forme de haine et de violence, et pour qu’une paix juste prenne racine dans notre monde. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Cette année, Roch Hachana, le Nouvel An juif, est célébré du soir du 22 septembre au soir du 24 septembre. Roch Hachana commémore la création du monde et marque le début des « Jours redoutables » : un temps d’introspection et de repentir qui culmine avec Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon. C’est un temps pour réfléchir à l’année écoulée et regarder avec espérance vers l’année qui vient. En Cisjordanie, tout sera fermé durant les fêtes juives, et tout sera sous le contrôle de l’armée israélienne.

Dieu saint, en ce temps sacré nous voulons prier pour nos frères et sœurs juifs. Que ce temps de Roch Hachana et de Yom Kippour nous aide tous à nous réengager dans l’œuvre de tikkoun olam : la réparation du monde. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Appel du cardinal philippin Ambo David aux juifs d'Israël, 26 août 2025

L’intégralité de la déclaration du cardinal David :

Appel au peuple d’Israël

Psaume 95,7-11

« Oh, si vous pouviez aujourd’hui entendre sa voix !

N’endurcissez pas vos cœurs comme à Meriba,

comme au jour de Massa dans le désert,

où vos ancêtres m’ont mis à l’épreuve ;

ils m’ont mis à l’épreuve alors qu’ils avaient vu mes œuvres.

Quarante ans, j’ai pris en horreur cette génération ;

j’ai dit : « Ce peuple a le cœur égaré ;

il ne connaît pas mes voies. »

C’est pourquoi j’ai juré dans ma colère :

« ils n’entreront jamais dans mon repos. »

Chers citoyens israéliens, en particulier les Juifs parmi vous, Shalom !

En ce jour, je souhaite m’adresser à vous avec humilité, respect et urgence. Vous êtes un peuple qui porte en lui le souvenir d’une souffrance indicible, d’un génocide et d’un nettoyage ethnique qui ont autrefois cherché à vous effacer de l’histoire. De ces cendres, vous vous êtes relevés, gardant vivant le cri : « Plus jamais ça ».

Mais aujourd’hui, les yeux du monde voient une terrible contradiction. Les politiques de votre gouvernement à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés ont infligé à un autre peuple ce que vous avez vous-mêmes enduré autrefois. Des familles entières déracinées, des maisons détruites, des enfants affamés et bombardés. Gaza est devenue un cimetière d’innocents. Croyez-vous vraiment que la force brute contre un peuple malheureux et emprisonné vous garantira une sécurité durable ?

La sécurité ne peut être fondée sur la domination, ni la paix sur l’oppression. La poursuite d’un programme idéologique sioniste au détriment de la dignité et de la survie d’un autre peuple est non seulement injuste, mais elle profane votre propre histoire, vos propres Écritures, votre alliance avec le Dieu de justice et de miséricorde.

J’en appelle à votre conscience : ne durcissez pas vos cœurs. Écoutez aujourd’hui la voix du Seigneur. Ne laissez pas vos ancêtres, qui ont crié dans les ghettos et péri dans les camps de concentration, se retourner dans leur tombe en voyant leurs descendants infliger une punition collective à un peuple qui n’a rien à voir avec leurs souffrances.

Je m’adresse en particulier à vos rabbins, à vos chefs spirituels, à vos prophètes parmi vous. Tenez-vous devant votre peuple et dites ce qui doit être dit : « Assez. Arrêtez la guerre. Arrêtez l’occupation. Arrêtez le carnage. »

La vraie foi ne se manifeste pas dans les murs ou les armes, mais dans la compassion et la justice. La vraie force ne se manifeste pas dans l’anéantissement, mais dans le courage de faire la paix.

L’histoire s’en souviendra. L’humanité nous observe. Et le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob nous tiendra tous pour responsables.

Pour le bien de vos enfants et des enfants de Gaza, pour le bien de l’âme même d’Israël, que ce soit aujourd’hui que vous entendiez Sa voix. Que ce soit aujourd’hui que vous disiez, une fois pour toutes : « Plus jamais. À personne. »