Vague de prière pour le jeudi 16 avril 2026

Durant le dernier week-end de Pâques, qui était celui des Églises orthodoxes surtout, de nombreux chrétiens palestiniens ont participé aux grandes manifestations festives traditionnelles, notamment à la cérémonie du Feu sacré le samedi saint. Mais ces dernières années, la police israélienne a cherché à limiter le nombre de chrétiens qui viennent dans la Vieille Ville de Jérusalem pour cette cérémonie. Les familles autorisées à s'y rendre doivent se munir d'un billet, mais même ainsi il n'est pas garanti qu'elles puissent y accéder ensemble. La police israélienne est également très présente à l'intérieur même de l’église du Saint-Sépulcre, dans la cour et à une trentaine de postes de contrôle métalliques improvisés où les chrétiens palestiniens sont contrôlés et doivent présenter leurs tickets. Des enregistrements montrent la police israélienne alors qu’elle agresse avec violence des groupes de scouts et entrave des processions festives ce samedi saint.

Christ libérateur, il nous est rappelé sur le chemin qui t’a mené à la mort et à la résurrection qu’aucune oppression ne peut durer éternellement, car tu es vivant et le tombeau est vide. Donne-nous le feu du Saint-Esprit, qui nous rappelle toujours à nouveau que même si la puissance de l'empire nous fait peur, c’est toi qui es souverain et au-dessus de tout. Protège-nous et rappelle-nous notre mission de vivre et partager un amour révolutionnaire. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

La semaine dernière, Israël a bombardé le Liban plus de 100 fois en 10 minutes, blessant plus de 800 personnes et en tuant 250, dont des enfants. Ces bombardements sont intervenus juste après l’annonce d’un cessez-le-feu – fragile - de deux semaines entre l'Iran d’un côté, et les États-Unis et Israël de l’autre. Au moment où nous rédigeons cette prière, Israël n'a manifesté aucune intention de cesser ses incursions sur le territoire libanais, où ses forces ont déjà tué plus de 1 739 personnes.

Dieu saint, les opprimés continuent de crier : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Rappelle-nous, Seigneur, que tu es présent aux côtés de ceux qui gisent sous les décombres. Ouvre nos yeux pour que nous puissions te voir à leurs côtés. Conduis à la repentance les dirigeants qui imposent des politiques de mort, et fais qu’une paix juste et durable soit instaurée. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

L’État d’Israël a profité de ce que l’attention du monde était entièrement tournée vers la guerre que lui-même et l’Amérique mènent contre l'Iran pour approuver la création de dizaines de nouvelles colonies juives en Cisjordanie, et cette décision est intervenue alors que les violences perpétrées par les colons et les soldats contre les Palestiniens se sont multipliées d’une façon tout à fait incontrôlée. Mercredi dernier, un Palestinien de 28 ans a été tué lors d'une attaque de colons dans le village de Tayasir près de Tubas, dans le nord de la Cisjordanie.

Dieu des opprimés, chaque jour des crimes sont commis à un rythme tel que nous n’avons plus réussi à les compter. Nous implorons ta justice dans un monde qui est devenu insensible à l'injustice. Rappelle-nous que, même si les dirigeants de ce monde semblent appliquer un système à deux poids deux mesures, à Tes yeux tous sont égaux et Ton jugement sera le dernier. S’il Te plaît, protège les populations de Cisjordanie et de Gaza qui ne cessent d’être victimes de déplacements forcés, et qui subissent toujours plus de violences. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Vague de prière pour le jeudi 9 avril 2026

Ce 5 avril était jour de Pâques pour les Églises qui suivent le calendrier occidental, et dimanche des Rameaux pour celles qui suivent le calendrier oriental. La plupart des chrétiens palestiniens célèbrent Pâques selon le calendrier oriental et Noël selon le calendrier occidental, et c’est pour eux un signe d'unité. À Jérusalem cependant, et aussi à Bethléem et à Nazareth, les dates ne sont pas toujours les mêmes. Quant à la Semaine sainte, elle permet habituellement, en Palestine-Israël, de revivre de riches traditions, mais cette année toutes les célébrations ont été fortement réduites car l'accès à l'église du Saint-Sépulcre est contrôlé, le droit de se déplacer est restreint pour les chrétiens palestiniens de Cisjordanie, et les déplacements forcés de population actuellement en cours dans la bande de Gaza ont contraint de nombreux chrétiens à réduire leurs pratiques habituelles.

Ô Christ Rédempteur, l’espérance de la résurrection vit avec force dans nos cœurs, même si nous ne pouvons la célébrer dans nos rues. Rappelle-nous, dans ce monde de violence et de désespoir qui est le nôtre, que le tombeau est vide et que tu t’es élevé au-dessus des ruines pour être avec nous. Aide-nous à témoigner chaque jour de Ta victoire, et à nous lever avec Toi. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Cela fait plus d’un an que le docteur Hussam Abu Safiya, médecin de Gaza et ancien directeur de l'hôpital Kamal Adwan dans le nord de Gaza, est détenu illégalement par les forces israéliennes. Dans une récente déclaration, des experts de l'ONU ont déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles l'état de santé du docteur Abu Safiya « demeure critique » et qu'il continue à être victime d’actes de torture et de traitements cruels. Une campagne internationale pour exiger sa libération est en cours.

Jésus, toi aussi comme tant de Palestiniens, tu as été injustement torturé et humilié. Assure le Dr Hussam et tous ceux qui connaissent le même sort que toi, tu les vois. Rappelle-nous qu'opprimer et torturer ceux qui sont faibles, c'est renier sa propre humanité. Nous prions pour une véritable justice, et pour la liberté et la libération du Dr Hussam et de tous les Palestiniens qui sont emprisonnés sans inculpation ni procès. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

La semaine dernière, d'importants effectifs de police et de forces de l'ordre ont investi le quartier de Baten Al-Hawa à Silwan, dans Jérusalem-Est, pour vider de leurs habitants deux immeubles appartenant à deux familles palestiniennes. 65 personnes ont ainsi été mises à la rue. Et ce n’est pas une première : 37 familles, soit des centaines de personnes, ont déjà été expulsées de leurs maisons à Silwan et remplacées par des colons. Au cours des deux dernières années, sept maisons ont ainsi été occupées, et au moins quatre procédures d'expulsion contre les habitants d’au moins douze logements sont en cours. Des dizaines de familles et des centaines d'habitants seront les victimes de ces mesures. Voilà la triste réalité de Silwan et des quartiers palestiniens proches de la Vieille Ville de Jérusalem.

Dieu saint, nous pleurons sur Jérusalem, une ville qui est devenue un lieu de haine et de péché. Et nous prions pour qu’advienne enfin une véritable justice et la délivrance pour les nombreuses familles qui, une fois de plus, sont contraintes de devenir des réfugiés. Aide-nous à assumer nos responsabilités de témoins face à une telle injustice, en résistant aux empires qui abusent de leur pouvoir. Seigneur, ramène les puissants à la raison, et donne-nous de la sagesse quand nous nous battons en faveur de la justice. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Réponse de l'EPUDF et de l'UEPAL aux documents Kairos Palestine de 2009 et 2025, 30 mars 2026

 

Réponse de l’EPUdF et de l’UEPAL aux textes « Kairos Palestine »

Fin mars 2026, l'EPUdF et l'UEPAL ont répondu par une lettre commune, aux deux documents "Kairos Palestine".

La situation en Israël-Palestine est dramatique et nombreuses sont les Églises, les œuvres ou associations chrétiennes, les personnes qui y portent une attention forte et s’engagent dans des actions de solidarité. Des Palestiniens chrétiens ont rédigé deux documents, « Kairos Palestine », en décembre 2009 et en novembre 2025, et ont invité les Églises à y répondre. Fin mars 2026, la présidente de l’UEPAL et le président du Conseil national de l’EPUdF ont répondu par une lettre commune, que vous pouvez lire ci-dessous :

Kairos-2009-et-2025.-Reponse-EPUdF-UEPAL.pdf