samedi 5 décembre 2009

Nouvelles de Berlanty Azzam

2 Décembre 2009

Voici l’essentiel des dernières informations communiquées depuis Bethléem par le frère Jack, vice président de l’université, concernant la situation de la jeune étudiante Berlanty Azzam.

Remerciement pour les courriers reçus et les interventions faites auprès de diverses autorités de plusieurs pays.
Berlanty n’est toujours pas de retour à Bethléem et doit encore rester à Gaza, 35 jours après son enlèvement.
Lors de l’audience du lundi 30 novembre, la haute Cour n’a pas consenti à exiger de l’armée son retour à Bethléem pour y terminer ses études mais a permis qu’elle soit ramenée à Gaza pendant que la Cour étudie la question.
Trois heures après l’audience du lundi 30 novembre, la Cour a formulé une demande à l’armée pour “qu’elle tente encore de trouver les documents concernant sa demande de 2005 et le permis qui lui a été délivré” et qu’elle soumette à la Cour un compte rendu actualisé des efforts à cet effet au plus tard le 6 décembre 2009 à 10h.
J’ai scrupule à vous demander d’écrire une fois encore – mais une fois encore je m’y sens obligé ; cela a tellement d’importance pour Berlanty et pour son avenir. Pouvez-vous envisager d’écrire encore une fois à :

- L’ambassade israélienne de votre pays :
- Consul général US à Jérusalem, David Rubinstein UsConGenJerusalem@state.gov
- Major General (Res.) Amos Gilad, Israeli Coordinator of GovernmentActivities in the Territories (COGAT) - cogatspokesman@gmail.com
- Vos élus dans votre pays

Vous pouvez leur rappeler que La jeune étudiante de 22 ans Berlanty Azzam qui achève ses études à l’université de Bethléem où elle est inscrite depuis 2005 a été arrêtée le 28 octobre à l’occasion d’un contrôle et transférée sans ménagements, les yeux bandés et les mains liées, par l’armée à Gaza. Elle n’est accusée d’aucun acte répréhensible et avait obtenu un permis pour se rendre de Gaza à Bethléem en 2005. Elle se trouvait donc de façon tout à fait régulière à Bethléem, avec pour seul tort que ses papiers d’identité portaient Gaza comme lieu de naissance.

Deux audiences de la Haute Cour ont été tenues au cours desquelles la Haute Cour a demandé à l’Armée de lui permettre de revenir à l’université de Bethléem terminer ses études, son examen de fin d’études étant prévu dans quelques semaines. Cette université, sponsorisée par le Vatican, est dirigée par les frères des Écoles Chrétiennes. A ce jour l’armée n’a pas donné satisfaction à la demande de la Cour.

Lors de l’audience du 30 novembre qui a duré 25 minutes, la Cour n’a pas accepté de sommer l’armée de ramener Berlanty à Bethléem pour y achever son dernier semestre d’études. Elle a posé à l’armée une série de questions sur la nature précise de la demande faite en 2005 par Berlanty de quitter Gaza et la formulation précise de la permission qui lui a été accordée en 2OO5 de quitter Gaza… L’avocat de Berlanty déclare qu’elle avait obtenu la permission de venir en Israël, ce qu’elle a fait. Qu’elle est ensuite venue à Bethléem - ce qui n’était pas interdit mais était légal – et qu’elle n’est depuis cette date pas revenue en Israël sans permission. Elle est restée en Cisjordanie légalement et s’est inscrite à l’université de Bethléem. L’armée n’est pas d’accord.
Au cours de l’audience, la Cour a renouvelé sa demande à l’armée de trouver une solution permettant à Berlanty de revenir à Bethléem terminer ses études, allant même jusqu’à suggérer à l’armée de fixer une caution financière significative pour garantir le retour à Gaza de Berlanty à la fin de ses études. L’armée a refusé de trouver une solution – mais, au lieu de cela, a argumenté sur une permission de voyager de l’année 2005 dont on ne trouve pas copie.
Au cours de l’audience, il a été demandé à la cour si elle souhaitait entendre le vice-chancelier de l’université ou l’un des autres représentant présents à l’audience. La Cour ne l’a pas souhaité.
Au cours de l’audience, il a été demandé à la Cour si elle souhaitait entendre la version de Berlanty. On a demandé à Berlanty de se lever pour se présenter au panel des trois juges, mais il ne lui a pas été demandé de s’exprimer.
A la fin de l’audience, la Cour a indiqué qu’elle allait continuer à délibérer mais n’a pas autorisé Berlanty à retourner à l’université de Bethléem.
Berlanty est rentrée à Gaza de façon à ne pas violer l’heure limite de sa présence autorisée à Jérusalem : 20h 00

Au bout de trois heures, la cour a pris la décision suivante : “Avant que nous arrêtions notre jugement, il est de nouveau demandé aux défendeurs de retrouver les documents relatifs à la demande de 2005 et au permis accordé. Les défendeurs soumettront une information sur le sujet au plus tard le 6 décembre 2009 à 10h00. Si les documents sont retrouvés, les défenseurs les joindront aussi.”

J’espère que mon prochain email sera plus joyeux – mais ne perdons pas espoir au moment où nous entrons dans le temps de Noël lors duquel le Prince de la Paix est venu habiter parmi nous, ici à Bethléem.


Avec la profonde gratitude de Berlanty à Gaza et de nous tous ici à Bethléem,
Frère jack

Proposition de lettre :

DESTINATAIRES : information@paris.mfa.gov.il
cogatspokesman@gmail.com

Cc : UsConGenJerusalem@state.gov

TEXTE :

Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Major général,
Monsieur le Consul général,


J’ai l’honneur d’attirer une nouvelle fois votre attention sur la situation de Mademoiselle Azzam Berlanty. Tout en respectant les procédures de justice, et les circonstances du conflit qui affecte votre pays, il reste impératif d’apporter une réponse humaine à cette situation de détresse humaine, comme à d’autres semblables par ailleurs. Il appartient à la volonté politique que vous représentez de trouver les initiatives propres à faire que la loi soit au service de l’être humain plutôt que l’inverse.


Berlanty Azzam, jeune étudiante de 22 ans, qui achève ses études à l’université de Bethléem où elle est inscrite depuis 2005 a été arrêtée le 28 octobre à l’occasion d’un contrôle et transférée sans ménagements, les yeux bandés et les mains liées, par l’armée à Gaza. Elle n’est accusée d’aucun acte répréhensible et avait obtenu un permis pour se rendre de Gaza à Bethléem en 2005. Elle se trouvait donc de façon tout à fait régulière à Bethléem, avec pour seul tort que ses papiers d’identité portaient Gaza comme lieu de naissance.


Deux audiences de la Haute Cour ont été tenues au cours desquelles la Haute Cour a demandé à l’Armée de lui permettre de revenir à l’université de Bethléem terminer ses études, son examen de fin d’études étant prévu dans quelques semaines. Cette université, sponsorisée par le Vatican, est dirigée par les frères des Écoles Chrétiennes. A ce jour l’armée n’a pas donné satisfaction à la demande de la Cour.


Lors de l’audience du 30 novembre qui a duré 25 minutes, la Cour n’a pas accepté de sommer l’armée de ramener Berlanty à Bethléem pour y achever son dernier semestre d’études. Elle a posé à l’armée une série de questions sur la nature précise de la demande faite en 2005 par Berlanty de quitter Gaza, et le libellé précis de l’autorisation qui lui a été accordée en 2OO5 de quitter Gaz. L’avocat de Berlanty déclare qu’elle avait obtenu la permission de venir en Israël, ce qu’elle a fait. Elle s’est ensuite rendue à Bethléem - ce qui n’était pas interdit, mais légal – Depuis cette date, elle n’est pas revenue en Israël sans permission. Elle est restée en Cisjordanie légalement et s’est inscrite à l’université de Bethléem. Ce sur quoi l’armée n’est pas d’accord.
Au cours de l’audience, la Cour a renouvelé sa demande à l’armée de trouver une solution permettant à Berlanty de revenir à Bethléem terminer ses études, allant même jusqu’à suggérer de fixer une caution financière significative pour garantir le retour à Gaza de Berlanty à la fin de ses études. L’armée a refusé de trouver une solution. Au lieu de cela, elle a contesté une autorisation de voyager de l’année 2005 dont on ne trouve pas copie.
Au cours de l’audience, il a été demandé si la cour souhaitait entendre le vice-chancelier de l’université ou l’un des autres représentants, présents à l’audience. La Cour ne l’a pas souhaité.
Il a aussi été proposé à la Cour d’entendre la version de Berlanty. On a demandé à Berlanty de se lever pour se présenter devant les trois juges, mais il ne lui a pas été demandé de s’exprimer.
A la fin de l’audience, la Cour a indiqué qu’elle allait continuer à délibérer mais n’a pas autorisé Berlanty à retourner à l’université de Bethléem.
Berlanty est rentrée à Gaza afin de ne pas violer la limite horaire autorisée de sa présence à Jérusalem : 20h 00


Au bout de trois heures, la cour a pris la décision suivante : “Avant que nous arrêtions notre jugement, il est de nouveau demandé aux défenseurs de retrouver les documents relatifs à la demande de 2005 et au permis accordé. Les défenseurs soumettront une information sur le sujet au plus tard le 6 décembre 2009 à 10h00. Si les documents sont retrouvés, les défenseurs les joindront aussi.”


Dans l’espoir des mesures humanitaires fidèles à l’éthique juive à l’égard des étrangers, veuillez agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de toute ma considération,


(Signature)

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